Une si jolie balade

Une si jolie balade : St-Étienne ; Roanne ; Clermont-Ferrand ; Brioude ; Le Puy-en-Velay


Samedi 8 août – 6 h du mat.
LF2628 : Bastien, Kristian, Jean-Marie et moi préparons nos 3 « pendules ».
6:58, comme prévu, on décolle direction nord-ouest : Yssingeaux.
Pas de radio sur le Safari, tant pis, je ferai sans, pas suffisant pour renoncer.
Après quelques minutes de vol, Jean-Marie qui ouvre la route, se vache : panne moteur (il pourra redécoller et rentrer).
Tout au long de la journée, Bastien et Kristian sur leur DTA feront de temps en temps de larges S ou des 360 pour garder le visuel entre nous (mais pas si souvent que ça, d’après eux).
Il fait bon. Soleil dans le dos, le paysage est sublime. Une montgolfière au loin (mais pas trop le temps d’aller la saluer).
Avant Yssingeaux, on bifurque plein Nord direction St-Étienne (LFMH) pour un petit plaisir supplémentaire : la veille, Bastien a eu l’autorisation d’un passage bas (avant 9h) sur la piste (2300 m à 75 km/h, ça dure et c’est géant !).
On reprend de l’altitude vers Feurs (LFLZ à 8:35) pour un « transfert de réservoir » (que 37 L sur le Safari).

On redécolle (8:52) direction Roanne – Mably (la piste du Club ULM « LES AILES DU MERLIN » – LF4225) où on se pose à 9h22.

On est attendu et super bien reçu : café, croissants et pains au chocolat.
Pause détente. Leur jolie base est idéalement placée le long d’un canal ombragé avec une piste cyclable qui amène des visiteurs et donc des baptêmes (une bonne idée : une petite remorque « essence » de 332 L pour éviter les bidons et autres branlettes).

On redécolle à 10h50 pour 50 min de vol vers Maringues (LF6352). Là encore, prévenus par Bastien, les membres du Club APLUM sont aux petits soins pour nous : refueling, chalet d’accueil, boissons fraîches et voiture pour aller chercher à manger.

Une sieste, relaxante bien que chaude, s’impose. En attendant les « bonnes » conditions du soir, on discute « Pixel » + « iFun » + « Polini » avec un membre, quand, soudain, nos amis de la BGTA débarquent. Courtois et sympas, on discute « sécurité », mais comme même, c’est leur boulot : vérification des papiers (pas trop pointilleux : le certificat de navigabilité du Safari oublié dans une armoire ne vaudra qu’une aimable remarque).
17h. Bastien déclare le départ pour dans 30 min (17:27) vers le but ultime de la journée : le survol de la Chaine des Puys ! 2 700 puis 5 500 ft pour les différentes zones. Ça tombe bien, c’est la bonne altitude pour les sommets. C’est couvert (on volera bien au frais, à l’ombre) et ça bouge un peu, mais ce n’est pas trop violent.

Encore une fois, le paysage est sublime. Kristian et Bastien font un tour du Puy de Dôme pendant que je continue plein sud pour pouvoir respecter notre horaire. C’est superbe de bout en bout. À 5000 ft, le vent du nord pousse et fait gagner environ 15 km/h. Au bout d’une petite demi-heure, le DTA me rattrape un peu avant Brioude.
Direction Le Puy-en-Velay (LFHP) pour une halte « transfert de réservoir ». En approche, on voit des parachutistes qui posent. N’ayant pas de radio, je vérifie bien qu’il n’y en a pas d’autres… 19:05. Jolie piste, mais qu’il faudra payer (8 € !).
On redécolle (19:23), mais ce coup-ci, sans chercher à se suivre. J’ai assuré à mes petits camarades que le vol plein Est avec le soleil dans le dos et au bout la vallée du Rhône (et le GPS !) ne me posait aucun problème. Je me répète, mais c’est vraiment superbe (un petit détour par le parfaitement circulaire Lac de Saint-Front). La température est idéale, voire légèrement fraîche. Il faut descendre pour la dernière approche et, en passant 2 800 ft, le gros coup de canicule quasi d’un coup.
20h34. Le Soleil vient de se coucher à Étoile. Étonnamment, on pose l’un derrière l’autre (Kristian et Bastien ont fait un petit détour « familial » par Saint-Agrève), et Charly, comme promis la veille, nous attend pour une bière bien méritée. Tout le monde a la banane d’une oreille à l’autre.

Bilan pour le Safari : 492 km en 6 h 6 min de vol (soit 80,6 km/h). C’est un peu plus vite que d’habitude, mais j’ai volé « tiré » à 5200 – 5400 tr/min presque tout le temps.

Un grand grand merci à Bastien (et à Kristian) pour toute l’organisation : planification, appels téléphoniques, respect des contraintes de la navigation et surveillance de la météo.
Et toujours un super merci à Charly pour l’entretien du Safari qui tourne comme une horloge et qui permet de vraiment belles balades, bien qu’étant la plus « petite » machine de la base.
Navré pour la panne de Jean-Marie (j’espère que ce n’est pas moi qui lui porte la poisse !).
J’espère vous avoir donné envie pour la prochaine sortie (alors, les plages de Normandie ou la Bretagne ?).

Vincent P-N

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